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Hygiène féminine

Descente d'organe (prolapsus) : 8 remèdes naturels pour soulager et tonifier (et comprendre pourquoi ça arrive)

Prolapsus ou descente d'organe ? Découvrez 8 remèdes naturels, exercices et protocoles pour tonifier le plancher pelvien et soulager la pesanteur. Sans tabou.

Mamie Marie
Femme préparant un bain de siège aux plantes pour soulager un prolapsus - remèdes naturels descente d'organe

Vous êtes dans votre salle de bain, et là, en vous essuyant, vous sentez quelque chose. Une boule, une sensation de pesanteur, comme si tout là-dedans descendait. Le cœur qui s'arrête une seconde. "Qu'est-ce que c'est ? C'est grave ?"

Respirez. Je connais cette peur. Ma fille Anne, après la naissance de son troisième, m'a téléphoné en pleurs : "Maman, j'ai l'impression que tout va tomber." Elle avait un prolapsus — ce qu'on appelait autrefois une "descente d'organe". Et vous know quoi ? C'est beaucoup plus courant qu'on ne le croit. Une femme sur trois après un accouchement, et près d'une femme sur deux après la ménopause.

Ce n'est pas grave. Ce n'est pas votre faute. Et ça se soigne — pas seulement avec la chirurgie, non. Il existe des moyens naturels, des exercices, des habitudes qui changent tout. Je vais tout vous expliquer, sans tabou, comme si vous étiez assise dans ma cuisine avec un thé.

Qu'est-ce qu'un prolapsus, exactement ? (Et pourquoi ça arrive)

Le prolapsus, c'est quand un organe du petit bassin (l'utérus, la vessie, le rectum) descend parce que les muscles et les ligaments qui le soutiennent se sont distendus. Imaginez un hamac — si les ficelles se relâchent, le hamac s'affaisse. C'est exactement ça.

Les causes principales

Les grossesses et accouchements — C'est la cause numéro un. Pendant l'accouchement, les muscles du plancher pelvien s'étirent énormément. Parfois, ils ne reprennent pas totalement leur tonus. Plus vous avez eu d'enfants, plus le risque augmente.

La ménopause — La chute des œstrogènes affaiblit les tissus. Les muscles deviennent plus fins, moins élastiques. C'est pourquoi beaucoup de femmes découvrent leur prolapsus après 50 ans, même sans avoir eu d'enfants.

La constipation chronique — Pousser aux toilettes tous les jours, ça fatigue le plancher pelvien. Pendant des années. C'est un facteur que personne ne mentionne et qui est pourtant énorme. (Si c'est votre cas, allez lire mon article sur la constipation — les deux vont ensemble.)

Le surpoids — Plus de poids = plus de pression sur le plancher pelvien. Ce n'est pas une question d'esthétique, c'est de la mécanique pure.

La toux chronique — Chaque quinte de toux pousse tout vers le bas. Une bronchite chronique ou des allergies non traitées peuvent contribuer.

Le port de charges lourdes — Métiers physiques, sport intensif avec sauts (CrossFit, athlétisme), tout ça tire sur le périnée.

Les différents types

  • Prolapsus utérin : l'utérus descend (le plus connu)
  • Cystocèle : la vessie s'affaisse vers le vagin
  • Rectocèle : le rectum pousse vers le vagin
  • Prolapsus combiné : plusieurs organes à la fois (très fréquent)

Préparation d'un bain de siège aux fleurs de calendula et camomille pour soulager le prolapsus

Les 8 remèdes naturels de Mamie pour le prolapsus

1. Les exercices de Kegel (la base absolue)

Je sais, vous en avez entendu parler. Mais les faites-vous correctement ? Parce que 70 % des femmes les font mal. Ma voisine, Sophie, sage-femme, m'a montré la bonne technique.

Comment faire :

  • Asseyez-vous confortablement ou allongez-vous sur le dos
  • Sentez les muscles autour du vagin et de l'anus — c'est le plancher pelvien
  • Serrez ces muscles comme si vous vouliez retenir un gaz (oui, je dis ça 😊)
  • Tenez la contraction 5 secondes, puis relâchez 5 secondes
  • Faites 3 séries de 10 contractions, matin et soir

Le conseil de Mamie : Ne serrez JAMAIS les abdominaux ou les fesses en même temps. Si vous sentez votre ventre se contracter, vous vous trompez de muscle. Et ne retenez pas votre respiration.

Les premiers résultats se sentent en 4 à 6 semaines si vous êtes régulière. Pas avant. C'est comme le sport — ça ne marche que si on s'y tient.

2. Le bain de siège aux plantes astringentes

Les plantes astringentes resserrent les tissus. C'est exactement ce qu'on veut pour un prolapsus — tonifier et raffermir.

Comment faire :

  • Faites infuser 3 cuillères à soupe de fleurs de calendula séchées + 2 cuillères à soupe de camomille + 1 cuillère à soupe d'hamamélis dans 1 litre d'eau bouillante
  • Laissez infuser 15 minutes, puis filtrez
  • Versez dans une bassine et ajoutez de l'eau tiède jusqu'à un volume suffisant pour un bain de siège
  • Asseyez-vous dedans pendant 15 minutes, 2 à 3 fois par semaine

Le conseil de Mamie : L'eau doit être tiède, pas brûlante. La chaleur excessive détend les tissus — c'est l'effet inverse qu'on cherche. L'astringence des plantes, c'est comme quand vous mangez une banane verte non mûre — ça resserre.

3. L'huile de coco en application locale

L'huile de coco nourrit les tissus et aide à maintenir une bonne hydratation des muqueuses, surtout après la ménopause. Des muqueuses sèches = des tissus fragiles.

Comment faire :

  • Prenez 1 cuillère à café d'huile de coco vierge bio
  • Appliquez délicatement sur la zone périnéale, matin et soir
  • Massez très doucement les parois vaginales avec un doigt propre pendant 1-2 minutes

Le conseil de Mamie : Vous pouvez aussi faire un massage périnéal plus profond, 3 fois par semaine, avec une huile d'amande douce. Cela améliore la souplesse et la circulation sanguine. Ma fille Anne a fait ça pendant 3 mois et sa sensation de pesanteur a beaucoup diminué.

4. La respiration diaphragmatique (le secret méconnu)

Voici quelque chose que presque personne ne sait : la façon dont vous respirez influence directement votre plancher pelvien. Quand vous inspirez, le diaphragme descend et le plancher pelvien aussi. Quand vous expirez, il remonte. C'est un mouvement naturel de pompage.

Comment faire :

  • Allongée sur le dos, une main sur le ventre
  • Inspirez lentement par le nez pendant 4 secondes — votre ventre se gonfle
  • Expirez lentement par la bouche pendant 6 secondes — votre ventre se dégonfle
  • À chaque expiration, imaginez votre plancher pelvien qui se soulève doucement
  • Faites cela 5 minutes matin et soir

Le conseil de Mamie : C'est l'exercice que je préfère parce qu'il est doux et qu'on peut le faire n'importe où — au lit, dans la voiture, devant la télé. Et il double comme anti-stress ! (Voir mon article sur l'anxiété.)

5. L'infusion d'alchémille (la plante des femmes)

L'alchémille (Alchemilla vulgaris) est surnommée "la plante des femmes" en herboristerie. Elle est riche en tanins astringents et contient des composés qui soutiennent le tonus des tissus pelviens.

Comment faire :

  • Mettez 1 cuillère à soupe d'alchémille séchée dans une tasse
  • Versez de l'eau frémissante (pas bouillante — ça abîme les tanins)
  • Laissez infuser 10 minutes, couvert
  • Buvez 2 tasses par jour, pendant 2 mois minimum

Le conseil de Mamie : Vous pouvez la trouver en herboristerie ou en magasin bio. Son goût est légèrement amer, un peu comme le thé vert. Si c'est trop fort, ajoutez une cuillère de miel. Ma voisine herboriste Marie-France la recommande aussi pour les règles abondantes — l'alchémille tonifie tout le bassin.

6. Le yoga périnéal (postures spécifiques)

Certaines postures de yoga soulagent le prolapsus en inversant la gravité et en tonifiant le plancher pelvien sans l'agresser.

Les 3 postures à faire chaque jour :

Le pont modifié : Allongée sur le dos, genoux pliés, pieds au sol. Soulevez doucement le bassin de 5 cm seulement (pas plus !). Tenez 10 secondes, redescendez. Répétez 10 fois. Cette petite amplitude protège le périnée tout en le renforçant.

La posture du chat : À quatre pattes, alternez le dos rond (inspiration) et le dos creux (expiration). À chaque dos rond, imaginez que vous ramenez le périnée vers le haut. 10 cycles.

Les jambes au mur : Allongée sur le dos, les jambes verticales contre un mur. Restez 10 minutes. C'est l'anti-gravité par excellence — tout le poids des organes se dépose vers le haut.

Le conseil de Mamie : Évitez les postures debout avec jambes écartées, les sauts, et tout ce qui pousse vers le bas. Le yoga, oui, mais en douceur pour le périnée.

7. Le réglage de la constipation (le facteur caché)

Si vous poussez aux toilettes tous les jours, vous aggravez votre prolapsus. Point. Il faut régler ça en parallèle.

Comment faire :

  • Chaque matin : 1 grand verre d'eau tiède avec le jus d'un demi-citron
  • 2 cuillères à soupe de graines de lin moulues dans votre yaourt ou compote
  • Marchez 30 minutes par jour (le mouvement stimule le transit)
  • Aux toilettes : utilisez un petit tabouret sous les pieds pour surélever les genoux (la position accroupie naturelle)

Le conseil de Mamie : Le psyllium blond est aussi excellent — 1 cuillère à soupe dans un grand verre d'eau le soir. Voyez mon article détaillé sur le psyllium pour les dosages précis.

8. Le port d'un pessaire temporaire (en attendant la rééducation)

Ce n'est pas un remède naturel à proprement parler, mais c'est une solution non-chirurgicale. Le pessaire est un petit dispositif en silicone que votre gynécologue ou sage-femme place dans le vagin pour soutenir les organes. Il est discret, indolore, et peut être porté pendant des mois.

Pourquoi j'en parle : Parce qu'il donne de l'espace. Quand on a un prolapsus, on a parfois si peur de bouger qu'on se met à tout éviter. Le pessaire, c'est une béquille temporaire qui vous permet de faire vos exercices, votre yoga, votre vie, sans cette sensation de pesanteur constante.

Ce qui aggrave le prolapsus (arrêtez tout de suite)

  • Pousser aux toilettes — Chaque effort de poussée pousse les organes vers le bas. Réglez votre constipation d'urgence.
  • Porter des charges lourdes — Sacs de courses, cartons de déménagement, enfants sur les hanches. Demandez de l'aide ou répartissez la charge.
  • Les sports à impact — Running, CrossFit, sauts, trampoline. Chaque réception = un coup de piston vers le bas.
  • La toux chronique non traitée — Chaque quinte pousse. Consultez pour vos allergies ou votre asthme.
  • Rester debout immobile longtemps — La gravité fait son travail. Si vous devez rester debout, contractez légèrement le périnée.
  • Les abdominaux classiques — Crunches et sit-ups augmentent la pression intra-abdominale et poussent tout vers le bas. À éviter complètement tant que le prolapsus n'est pas stabilisé.

Quand consulter un médecin

Le prolapsus est généralement bénin, mais certaines situations demandent un avis médical :

  • Vous sentez une boule qui sort du vagin
  • Vous avez des fuites urinaires ou des difficultés à vider votre vessie
  • Vous avez des douleurs pendant les rapports sexuels
  • Vous avez des saignements inexpliqués
  • La sensation de pesanteur s'aggrave rapidement
  • Vous avez des difficultés à aller aux toilettes (rétention)

N'ayez pas honte. Un gynécologue a vu ça des centaines de fois. C'est l'équivalent gynécologique d'une hernie — mécanique, fréquente, réparable. Demandez à voir une sage-femme ou un gynécologue qui pratique la rééducation périnéale. L'urologue aussi, si les symptômes urinaires dominent.

Et sachez que la chirurgie n'est pas obligatoire. Beaucoup de femmes vivent très bien avec un prolapsus léger à modéré, grâce à la rééducation et aux ajustements de vie. La chirurgie, c'est le dernier recours, pas le premier.

Mon protocole complet (ce qui a marché pour Anne)

Le matin :

  • 1 grand verre d'eau tiède citronnée
  • 5 minutes de respiration diaphragmatique au lit
  • 3 séries de 10 Kegels pendant le petit-déjeuner (assis, c'est parfait)
  • 1 tasse d'infusion d'alchémille

Le soir :

  • 10 minutes de postures de yoga périnéal (pont, chat, jambes au mur)
  • Application d'huile de coco avec massage périnéal doux
  • 1 tasse d'infusion d'alchémille
  • 1 cuillère à soupe de psyllium dans un grand verre d'eau

2 fois par semaine :

  • Bain de siège aux plantes astringentes (15 minutes)

Au quotidien :

  • Tabouret aux toilettes (jamais pousser)
  • Marche 30 minutes
  • Pas de charges lourdes
  • Pas de sports à impact

Résultat réaliste : Anne a commencé à sentir une amélioration de la pesanteur après 6 semaines. Après 3 mois, la sensation de boule avait considérablement diminué. Après 6 mois avec une sage-femme pour la rééducation, elle n'avait plus de symptômes gênants au quotidien. Elle n'a pas eu besoin de chirurgie.

Les questions qu'on n'ose pas poser

Est-ce que ça veut dire que je vais devenir incontinente ? Pas forcément. Le prolapsus et l'incontinence sont liés mais différents. Beaucoup de femmes ont un prolapsus sans fuites. Les exercices de Kegel préviennent les deux.

Est-ce que je peux avoir des rapports sexuels avec un prolapsus ? Oui, absolument. Le prolapsus n'empêche pas les rapports. Certaines positions sont plus confortables que d'autres. Parlez-en à votre partenaire — la communication enlève 90 % de l'angoisse.

Est-ce que c'est héréditaire ? Il y a une composante génétique dans la qualité du collagène et des tissus. Si votre mère a eu un prolapsus, vous êtes plus à risque — mais ce n'est pas une fatalité. La prévention par les exercices marche.

Est-ce que le prolapsus peut s'aggraver si je n'en fais rien ? Oui, il peut s'aggraver avec le temps, surtout après la ménopause. C'est pour ça que je vous dis : commencez les exercices MAINTENANT. Même un prolapsus débutant se stabilise avec une rééducation.

J'ai 65 ans, est-ce qu'il est trop tard pour les exercices ? Jamais trop tard. Les muscles du plancher pelvien restent entraînables à tout âge. Les résultats sont peut-être un peu plus lents, mais ils viennent. Ma cousine Jeanne a commencé à 68 ans et après 4 mois, ça allait beaucoup mieux.

Est-ce que je dois arrêter le sport ? Non, pas du tout. Il faut juste adapter. Marche, natation, vélo, yoga doux — tout ça est excellent. Ce qu'il faut éviter : les sports à impact (running, sauts) et les exercices avec charges lourdes. Une sage-femme ou un kiné spécialisé peut vous guider.


Je ne suis pas médecin. Cet article partage des remèdes traditionnels et des conseils d'hygiène de vie. Le prolapsus est généralement bénin, mais certaines formes nécessitent un suivi médical ou une rééducation spécialisée. Si vos symptômes s'aggravent, si vous avez des douleurs, des saignements ou des difficultés urinaires, consultez un gynécologue, une sage-femme ou un urologue. Ce n'est pas une fatalité et ça se soigne très bien.

Tags : prolapsus descente d'organe plancher pelvien exercices de kegel remèdes naturels hygiène féminine ménopause post-accouchement

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